
Second Life est l’univers virtuel de l’éditeur américain LindenLab qui a connu son heure de gloire en 2007 . La population au sein de l’univers virtuel a continué de grossir, les usages se sont affinés mais le grand public a détourné le regard.
LindenLab en ce début de 2010 cherche donc à s’ouvrir à nouveau au plus grand nombre. L’éditeur a commencé à réorganiser la géographie pour mettre le contenu « mature » un peu plus loin des yeux. En proposant le client 2.0, l’éditeur espère faciliter l’accès aux nouveaux utilisateurs.
Le client ou « viewer » est le logiciel qu’il est nécessaire d’installer sur sa machine pour pouvoir se connecter à Second Life. Le nouveau client offre donc une ergonomie beaucoup plus proche de celle d’un « classique » navigateur internet, en ajoutant à celui ci sur le côté droit un menu plutôt élégant. Ce menu permet d’accéder au profil, aux messageries et à l’inventaire.
Beaucoup plus simple et clair pour le néophyte, ce client donne aussi un peu de modernité au programme précédent au design vieillissant.
Au delà de l’aspect graphique, le nouveau client apporte le « web on a prim » ce terme barbare désigne la possibilité d’afficher une page internet sur un élément dans l’univers en 3D. Cette capacité permet donc à plusieurs avatars de partager une session de surf mais aussi de regarder de la vidéo, jouer à des jeux online car la compatibilité avec Adobe Flash est supportée.
L’un des objectifs de LindenLab était de faire rentrer le web dans l’univers virtuel, ce client est donc un vrai bon premier pas dans cette direction même si tout cela est encore perfectible. A noter que ce nouveau logiciel est encore en phase de test (Beta).
Pour accompagner le lancement du nouveau client, LindenLab a décidé de revaloriser les comptes « Premium »? . Rappelons que l’accès à Second Life est totalement gratuit mais qu’il est possible de souscrire au compte Premium pour obtenir certains avantages. Dans cette nouvelle version du compte Premium, chaque titulaire de compte se verra offrir une maison dans le style de son choix. L’accès à la propriété est un des éléments non négligeable de l’immersivité de Second Life, avec une maison, le nouvel utilisateur pourra s’attaquer à une des activités simples et ludiques de Second Life, le shopping.
A bientôt inworld !
On pouvait déjà -depuis quelques années- écouter en ligne et en direct les émissions du cheptel de radio France sur le web ; une application Facebook permet depuis le 14 janvier dernier d’écouter votre station préférée du réseau, en même temps que vous changez votre statut, ou que vous répondez à un commentaire sur la page d’un « ami » !
Si vous aviez peut-être auparavant une bonne excuse pour ne pas être au courant des dernières news, des dernières sorties musicales, etc. avant tout le monde (et de passer pour un « alien » replié sur lui même), elle ne tiendra plus la route maintenant ! Car si vous trouvez du temps pour « Facebooker », vous en aurez aussi désormais pour vous cultiver dans le même mouvement ! C’est l’esprit « Pack 2 en 1 »…
On n’arrête plus le progrès, hein ?
La situation chaotique due au tremblement de terre en Haïti nous laisse tous, nous occidentaux, un peu sans voix. Mais ce n’est rien à côté des gens directement concernés, les Haïtiens d’abord, au coeur de cet enfer, mais également la diaspora qui depuis le monde entier n’arrive pas ou difficilement à avoir des nouvelles de leurs familles ou amis, et également les secours qui doivent pouvoir être informé des points chauds, des difficultés afin de mieux intervenir.
Les médias le répètent à longueur de reportage, le web joue dans cette crise un rôle primordial, peut-être même plus que lors du Tsunami asiatique. Voici quelques sources d’informations web qui jouent un rôle dans cette crise que ce soit pour rechercher des gens ou répertorier des points chauds ou tout simplement informer.
Monté en urgence grâce au logiciel open source de gestion de crise Ushashidi déjà utilisé lors des émeutes au Kenya en 2009, cette plateforme permet de soumettre et de géolocaliser des incidents liés à la crise : urgences, pillages, émeutes, pénurie d’eau, panne de courant, secours, agression etc…

Un outil mis en ligne par Google qui permet de rechercher,demander ou soumettre des informations sur une personne.
Google propose également une page destinée à faire des dons : http://www.google.com/relief/haitiearthquake/
Twitter aura encore un fois joué un rôle important dans les premières heures après les séïsme en permettant à quelques locaux d’informer sur la gravité de la situation.
Pour suivre sur Twitter, rien ne vaut l’utilisation de Twitter Search mais surtout des listes, la plus complète, du moins à ma connaissance étant celle ci : http://twitter.com/nprnews/haiti-earthquake. Je vous invite également à suivre Carel Prede dont les télés du monde entier se font l’écho ces derniers jours.
Des hackers chinois ont très récemment tenté une prise de contrôle sophistiquée de comptes Gmails appartenant à des militants défenseurs des droits de l’homme ou opposants au régime de Pékin. Google y voit apparemment une attaque fomentée par le gouvernement chinois, et a annoncé, en forme de représailles, « ne plus être disposé à soumettre son extension .cn à la censure des autorités chinoises ». De son côté, Pékin prétend « ne pas refuser d’accueillir des entreprises étrangères qui contribuent au développement d’Internet, sous réserves que celles-ci se conforment à la loi du pays ».
Les spéculations vont bon train, mais le fait que Google n’ait jamais réussi à prendre le leadership face à ses concurrents locaux en Chine donne un semblant d’indication…
La polémique fait rage dans le monde « libre », mais en Chine, la discrétion autour de l’affaire est assurée… Même si les internautes chinois prennent la défense du moteur de recherches américain !
Première conséquence de l’affaire : l’action de Google a baissé de 1% au NASDAQ hier, tandis que son concurrent chinois Baidu a bondi de 14% !
Cette histoire aura au moins le mérite de nous faire réfléchir sur des questions d’ordre éthique et philosophique :
- Une multinationale (fut-elle américaine) peut-elle jouer au bras de fer avec un gouvernement, quel qu’il soit ?
- L’annonce de Google, qui a d’ores et déjà cessé de censurer les résultats de requêtes en Chine, est-elle de la poudre aux yeux ? Quel est le but réel de sa manœuvre ?
- Google, parfois surnommé « Big Brother » peut-il se permettre de critiquer les positions politiques de la chine ?
- Si Google décidait réellement de mettre sa menace à exécution, à savoir quitter la Chine (250 millions de surfers, 50 de plus qu’aux USA), qui serait le vrai perdant, sachant que l’annonce faite par la compagnie américaine n’a pas l’air suivie par ses pairs et concurrents?
Affaire à suivre…
(Sources : francesoir.fr, lapresseaffaire.cyberpresse.ca, lepoint.fr, europe1.fr, lemonde.fr)
L’équipe de Territoire Digital et moi-même vous souhaitons à tous une très bonne année 2010.
Qu’elle soit féconde dans tous les domaines et riche en expériences numériques réussies!
De notre côté, nous tâcherons d’être un peu plus prolifiques et de vous tenir au jus des dernières innovations du web, que ce soit dans le domaine des réseaux sociaux et du E-commerce, comme dans celui des univers virtuels en 3D!
Parce qu’Internet, c’est vous, c’est nous!
A la bonne vôtre