Bobby Ritt est chef de projet chez Stonfield Inworld ; mais en dehors de cela, c’est aussi un musicien anglo-français qui vit à Oloron Sainte Marie. Il est connu sur Second Life pour ses concerts live donnés en diverses occasions. Il a récemment créé « Museec » un nouveau concept artistique qui se situe entre improvisation musicale en studio virtuel (dans SL, mais aussi sur OpenSim, et bientôt dans d’autres mondes virtuels), et boutique e-commerce.
Explications : « On fait bien appel à des peintres pour réaliser des portraits, pourquoi ne pas faire quelque chose d’équivalent en musique ? L’idée, c’est de créer des morceaux pour les gens, à partir d’un titre, de mots clés,
ou même d’une photo, afin de déclencher des émotions au travers de la musique. » Et la formule « mondes virtuels » permet à Bobby de pouvoir être en contact direct avec ses clients, qui peuvent assister en temps réel à la composition de leur pièce musicale, voire même participer interactivement au processus de création.
« Le grand public peut lui aussi assister à tout cela, dans cette réplique virtuelle de mon studio ». Une ambiance qui diffère complètement de celle des concerts, où c’est plutôt le musicien qui a le beau rôle. Là, c’est le client et le public qui sont les vraies stars. Cette méthode peu orthodoxe a aussi l’avantage de lui donner un feedback en live, sur son travail.
Improvisation sur commande
Pour ceux qui seraient intéressés, un calendrier annoncera à l’avance les sessions de travail de l’artiste. « Je fais une musique sur laquelle on vit. Rien à voir avec le silence respectueux et quasi-religieux qu’on a coutume d’adopter en écoutant de la grande musique classique… Donc il est fortement recommandé de faire autre chose en m’écoutant ! » C’est le côté un peu cru, un peu brut de la démarche de Bobby Ritt.
Et cette musique que l’on peut commander sur le web, c’est dans quel style, alors ? Pour l’instant, la boutique propose trois genres musicaux : improvisations solo au piano, ambiant, ou en quatuor à cordes. Mais Bobby Ritt a bien plus de trois cordes à son piano. « Je ferai aussi dans l’électro-free-punk, ou encore dans la musique plus codifiée, comme la gigue par exemple… (J’arrive à rester très libre dans les codes, je les respecte à ma façon).
Bref, comme ce sont des morceaux déposés sous licence Creative Commons, les gens pourront en faire ce qu’ils en veulent, à partir du moment où la paternité m’est reconnue. Mais là encore, rien n’est figé : tout est négociable ! » A noter : tout l’argent recueilli ira à une association de promotion de l’art.
Le produit fini, qui se décline en plusieurs gammes de présentations différentes, sera soit livré via messagerie, soit au format packagé (sous boitier CD avec artworks personnalisés, avec ou sans partition, etc.). Une bonne idée pour un cadeau original, artistique, unique et éternel…
EHB.
04 novembre 2008, 11 h 41 min
Avec mention de l’auteur, la musique de Bobby Ritt pourra donc être intégrée à des machinimas?
Très original ce concept de réaliser des portraits en musique, j’irais consulter le calendrier
07 novembre 2008, 15 h 12 min
Salut Willow Ahn
Oui bien sur que les musiques peuvent être utilisé pour des machinima, tu peut même le changer (le couper, l’accélérer, le ralentir…)
C’est de la musique libre !
02 décembre 2008, 17 h 26 min
[...] consulter également : un autre article de Montparnasse Belgar à ce [...]