Pour nombre de ses résidents, Second Life reste encore et toujours l’univers virtuel le plus abouti pour s’adonner à des projets créatifs artistiques. Les machinimatographes en ont fait leur lieu de prédilection. Bien sûr, personne n’est dupe : il y a des contraintes, mais la technique du machinima a évolué en quelques années, et les mentalités aussi. Les Métavers ne sont plus considérés par le grand public comme une bizarrerie pour No-Lives. Le succès du film « Avatar » y serait-il pour quelque chose?
Bref…
Vous vous souvenez de Rafale Kamachi ? Mais si, la cinéaste du projet Sail Away, vous savez ? Le machinima tourné dans Second Life autour de l’histoire de la pirate Anne Bonny ! Si le projet est momentanément en stand-by, Rafale n’a pas rangé sa chaise de réalisatrice pour autant, loin s’en faut ! Elle vient même de monter une maison de production, logiquement baptisée Kamachinima Production, pour les besoins d’un projet très spécifique : le tournage de 5 courts métrages (d’une durée d’environ dix minutes chacun) -filmés in SL- qui seront diffusés en Haute Définition à la World Expo de Shangaï (en Chine, donc) ! Rien que ça !
Elle explique : « J’ai rencontré Aino Baar, une espagnole du groupe Open This End (qui fait de la promotion d’artistes RL/SL – NDLR) qui a réussi à m’y enrôler ! Cette fille est tellement débordante de ténacité et d’énergie, qu’elle a réussi à obtenir un créneau de 2h30 chaque dimanche de la foire, qui durera du premier mai au 30 octobre 2010 ! » En gros, il a été convenu qu’il fallait un film pour chacune des cinq SIM, et autour de cinq thématiques différentes. Rafale a donc écrit cinq scenarii qui ont été approuvés par Open This End, et l’aventure a pu commencer !
En fait, le thème du pavillon Espagnol sera a priori autour de « l’arbre », tandis que celui de la foire sera sur « Meilleur ville – meilleure vie ». Avec pour muses la couleur, la lumière, le son, l’énergie et l’amour, Rafale a voulu élargir le sujet à un mode de vie, aux rapports humains, à l’art de savoir s’ouvrir ou se fermer aux autres. « J’avais envie de donner un message sur le regard qu’on porte sur soi même, mais aussi sur les autres. Je ne cherche pas à créer un effet de style architectural, mais à raconter des histoires d’hommes ! »
Et pour ce faire, la scénariste s’est entourée d’une équipe (internationale) de vrais passionnés (dont un certain nombre la suivaient déjà sur Sail Away), bref, des gens vrais, et pas des avatars ! « Actuellement, notre équipe technique frôle les 25 personnes, mais je cherche encore trois machinimatographes pour pouvoir assurer les cinq tournages de front. » Il est vrai que la Deadline est proche. Mais ce n’est pas ce qui la préoccupe le plus. « Tous les machinimatographes qui vont bosser sur ce projet seront sous contrat », sans doute histoire de s’éviter tout problème de droits, une fois les films prêts à être diffusés… « Mais ce sera une belle vitrine pour tous les participants, et je ne te cache pas que ce serait aussi une façon pour moi de remettre en selle Sail Away ! »
Les cinq court-métrages seront muets. Un choix délibéré, puisque l’audience sera internationale. Tout jouera donc dans les ambiances ! Le premier Machinima quasiment prêt à être tourné (puisque les décors sont d’ores et déjà en place dans une Sky de Remember, il ne manque plus que quelques accessoires pour terminer) s’appellera « Colour Me ». Il raconte l’histoire d’une personne qui ne raisonne qu’en noir et blanc. Un jour, il se passe quelque chose entre deux tableaux qui décorent son appartement, qui changera sa conception de la vie… « Ce sera beaucoup de travail psychologique de caméras entre les deux tableaux, mais aussi entre les personnages », résume t-elle. Une histoire à deux niveaux, donc.
Et de préciser : « c’est Scarlett Niven qui va réaliser ce machinima-là. Elle va faire quelques shots, puis on va essayer de caler la HD, pour voir si tout fonctionne. Thyqua Lane est notre infographiste, c’est elle qui va composer les tableaux du film. JulienSorel Axel s’est occupé des builds, et Killer Jarvis -qui a déjà composé quelques thèmes- illustrera de sa musique l’ensemble, une fois monté. »
Un projet en très bonne voie, donc, dont vous pourrez suivre les évolutions dans Second Life bien sûr, mais aussi sur le blog officiel de Kamachinima Production, ou la page Facebook du groupe.
(aka) Monty Belgar

Second Life est l’univers virtuel de l’éditeur américain LindenLab qui a connu son heure de gloire en 2007 . La population au sein de l’univers virtuel a continué de grossir, les usages se sont affinés mais le grand public a détourné le regard.
LindenLab en ce début de 2010 cherche donc à s’ouvrir à nouveau au plus grand nombre. L’éditeur a commencé à réorganiser la géographie pour mettre le contenu « mature » un peu plus loin des yeux. En proposant le client 2.0, l’éditeur espère faciliter l’accès aux nouveaux utilisateurs.
Le client ou « viewer » est le logiciel qu’il est nécessaire d’installer sur sa machine pour pouvoir se connecter à Second Life. Le nouveau client offre donc une ergonomie beaucoup plus proche de celle d’un « classique » navigateur internet, en ajoutant à celui ci sur le côté droit un menu plutôt élégant. Ce menu permet d’accéder au profil, aux messageries et à l’inventaire.
Beaucoup plus simple et clair pour le néophyte, ce client donne aussi un peu de modernité au programme précédent au design vieillissant.
Au delà de l’aspect graphique, le nouveau client apporte le « web on a prim » ce terme barbare désigne la possibilité d’afficher une page internet sur un élément dans l’univers en 3D. Cette capacité permet donc à plusieurs avatars de partager une session de surf mais aussi de regarder de la vidéo, jouer à des jeux online car la compatibilité avec Adobe Flash est supportée.
L’un des objectifs de LindenLab était de faire rentrer le web dans l’univers virtuel, ce client est donc un vrai bon premier pas dans cette direction même si tout cela est encore perfectible. A noter que ce nouveau logiciel est encore en phase de test (Beta).
Pour accompagner le lancement du nouveau client, LindenLab a décidé de revaloriser les comptes « Premium »? . Rappelons que l’accès à Second Life est totalement gratuit mais qu’il est possible de souscrire au compte Premium pour obtenir certains avantages. Dans cette nouvelle version du compte Premium, chaque titulaire de compte se verra offrir une maison dans le style de son choix. L’accès à la propriété est un des éléments non négligeable de l’immersivité de Second Life, avec une maison, le nouvel utilisateur pourra s’attaquer à une des activités simples et ludiques de Second Life, le shopping.
A bientôt inworld !
On pouvait déjà -depuis quelques années- écouter en ligne et en direct les émissions du cheptel de radio France sur le web ; une application Facebook permet depuis le 14 janvier dernier d’écouter votre station préférée du réseau, en même temps que vous changez votre statut, ou que vous répondez à un commentaire sur la page d’un « ami » !
Si vous aviez peut-être auparavant une bonne excuse pour ne pas être au courant des dernières news, des dernières sorties musicales, etc. avant tout le monde (et de passer pour un « alien » replié sur lui même), elle ne tiendra plus la route maintenant ! Car si vous trouvez du temps pour « Facebooker », vous en aurez aussi désormais pour vous cultiver dans le même mouvement ! C’est l’esprit « Pack 2 en 1 »…
On n’arrête plus le progrès, hein ?
La situation chaotique due au tremblement de terre en Haïti nous laisse tous, nous occidentaux, un peu sans voix. Mais ce n’est rien à côté des gens directement concernés, les Haïtiens d’abord, au coeur de cet enfer, mais également la diaspora qui depuis le monde entier n’arrive pas ou difficilement à avoir des nouvelles de leurs familles ou amis, et également les secours qui doivent pouvoir être informé des points chauds, des difficultés afin de mieux intervenir.
Les médias le répètent à longueur de reportage, le web joue dans cette crise un rôle primordial, peut-être même plus que lors du Tsunami asiatique. Voici quelques sources d’informations web qui jouent un rôle dans cette crise que ce soit pour rechercher des gens ou répertorier des points chauds ou tout simplement informer.
Monté en urgence grâce au logiciel open source de gestion de crise Ushashidi déjà utilisé lors des émeutes au Kenya en 2009, cette plateforme permet de soumettre et de géolocaliser des incidents liés à la crise : urgences, pillages, émeutes, pénurie d’eau, panne de courant, secours, agression etc…

Un outil mis en ligne par Google qui permet de rechercher,demander ou soumettre des informations sur une personne.
Google propose également une page destinée à faire des dons : http://www.google.com/relief/haitiearthquake/
Twitter aura encore un fois joué un rôle important dans les premières heures après les séïsme en permettant à quelques locaux d’informer sur la gravité de la situation.
Pour suivre sur Twitter, rien ne vaut l’utilisation de Twitter Search mais surtout des listes, la plus complète, du moins à ma connaissance étant celle ci : http://twitter.com/nprnews/haiti-earthquake. Je vous invite également à suivre Carel Prede dont les télés du monde entier se font l’écho ces derniers jours.
Des hackers chinois ont très récemment tenté une prise de contrôle sophistiquée de comptes Gmails appartenant à des militants défenseurs des droits de l’homme ou opposants au régime de Pékin. Google y voit apparemment une attaque fomentée par le gouvernement chinois, et a annoncé, en forme de représailles, « ne plus être disposé à soumettre son extension .cn à la censure des autorités chinoises ». De son côté, Pékin prétend « ne pas refuser d’accueillir des entreprises étrangères qui contribuent au développement d’Internet, sous réserves que celles-ci se conforment à la loi du pays ».
Les spéculations vont bon train, mais le fait que Google n’ait jamais réussi à prendre le leadership face à ses concurrents locaux en Chine donne un semblant d’indication…
La polémique fait rage dans le monde « libre », mais en Chine, la discrétion autour de l’affaire est assurée… Même si les internautes chinois prennent la défense du moteur de recherches américain !
Première conséquence de l’affaire : l’action de Google a baissé de 1% au NASDAQ hier, tandis que son concurrent chinois Baidu a bondi de 14% !
Cette histoire aura au moins le mérite de nous faire réfléchir sur des questions d’ordre éthique et philosophique :
- Une multinationale (fut-elle américaine) peut-elle jouer au bras de fer avec un gouvernement, quel qu’il soit ?
- L’annonce de Google, qui a d’ores et déjà cessé de censurer les résultats de requêtes en Chine, est-elle de la poudre aux yeux ? Quel est le but réel de sa manœuvre ?
- Google, parfois surnommé « Big Brother » peut-il se permettre de critiquer les positions politiques de la chine ?
- Si Google décidait réellement de mettre sa menace à exécution, à savoir quitter la Chine (250 millions de surfers, 50 de plus qu’aux USA), qui serait le vrai perdant, sachant que l’annonce faite par la compagnie américaine n’a pas l’air suivie par ses pairs et concurrents?
Affaire à suivre…
(Sources : francesoir.fr, lapresseaffaire.cyberpresse.ca, lepoint.fr, europe1.fr, lemonde.fr)