Par Etienne Boyer le 16 décembre 2009 - Donnez votre avis
Vous vous rappelez de MadPea productions? Eh bien les créateurs de jeux de pistes sur Second Life n’ont pas disparu, malgré le départ de leur hébergeur Orange. Ils ont même désormais leurs propres îles, dans un décor résolument SteamPunk, avec des textures toujours aussi bien faites.
Je n’ai pas encore vraiment eu le temps d’affiner ma découverte des lieux, mais la SIM semble receler un paquet de surprises inédites, et j’ai cru comprendre qu’elle abritait toujours autant de jeux, dont le fameux Kaaos Effect, dont nous avons déjà parlé, et que nous vous conseillons d’essayer (du moins si vous avez un peu plus de 5 minutes à y consacrer).
Par Etienne Boyer le 28 avril 2009 - 1 Commentaire
Allez, bien que l’on ne soit pas en période d’Halloween, et rien que pour vous prouver qu’on peut encore jouer à des jeux simples et funky -et en solitaire- dans Second Life, voici un petit zoom sur The Zombie Pit (Leros 117/24/23) une sympathique RolePlay sim où vous aurez tout le loisir de vous livrer à votre passe-temps favori et ô combien jouissif : flinguer des tas de zombies à la mitrailleuse lourde, tout en poursuivant votre mission de survie.

Parmi toutes les surprises et l’humour que recèle l’endroit, sachez que Lynna Lebed a laissé de nombreux objets et textures copiables en full perm. Dès fois que vous auriez envie de construire votre propre RP Sim apocalyptique, et ce même si SL en est déjà truffé!
Leros appartient à Lynna Lebed, une américaine qui a dédié sa sim toute entière à l’univers des morts-vivants, dans le plus pur style du réalisateur George A. Romero, auteur de la célèbre trilogie « Zombie » (« Night of the living Dead », « Zombi / Dawn of the Dead », et « Day of the Dead »), ainsi que de nombreuses autres séquelles dont le dernier en date « Diary of the Dead », sorti en 2008. Voilà pour les références cultes. Pour la suite, c’est simple : suivez le lien, prenez le système de combat, les armes gratuites (ou payantes, dans l’inévitable magasin) et suivez à la lettre les instructions des notecards que vous donne le bot recruteur de l’armée des chasseurs de zombies.
Ensuite, cliquez sur le téléporteur, et rendez-vous dans la ville (à 617 mètres de haut, par là), ou vous pourrez vous entrainer un petit peu sur le matériel et quelques zombies, avant de commencer le jeu à proprement parler.
Le plus plaisant, c’est que cette RP sim est très permissive (pour une RP sim). En gros, vous pouvez suivre les missions proposées par le jeu, ou juste vous connecter pour faire un petit carton, pendant la pause café. C’est comme vous le sentez…
Leros City est une ville visiblement ravagée par un conflit nucléaire. Le plus souvent déserte en journée, l’ambiance de fin du monde y est tout particulièrement saisissante. Des papiers qui traînent, des poubelles renversées jonchent le sol, ça et là. Plus loin, une voiture flambe, avec un corps ensanglanté à l’intérieur. Même la bande sonore glace le sang!
Je sais… Vous vous dites que c’est gore, et c’est vrai. Mais n’oublions pas qu’il ne s’agit que d’un jeu, et que c’est seulement dans Second Life. Donc bien évidemment, même si un immense effort a été réalisé par la conceptrice, en matière de texture des décors et effets spéciaux, ça reste du relativement rudimentaire.
On est très loin des graphismes, des animations et de la rapidité de “Left 4 dead” (jeu sur PC et Xbox). Les zombies par exemple, sont des bots suiveurs qui apparaissent à l’approche de votre avatar dans leur zone de matérialisation. Mais si leur morsure est plutôt “imagée” (c’est rien de le dire), et leur menace plutôt risible (tellement ils sont lents), vous perdrez quand même des points de vie à chaque contact (ils vous sont rendus au fil du temps qui passe : faudrait pas que vous mourriez trop vite, n’est-ce pas?). Et surtout, ils sont partout! Des égoûts putrides, aux rames de métro taggées, en passant par les bâtiments totalement insalubres que vous visiterez pour collecter vos indices (très importants pour avoir accès à certaines parties de la ville), et vous permettre d’avancer dans le jeu.
EHB.
Par Etienne Boyer le 06 avril 2009 - 3 Commentaires
Nous avions déjà parlé de Madpea, cette société créatrice de jeux dans Second Life, et qui n’en finit pas de sévir sur Orange Island. Son petit dernier, The Kaaos Effect, est un très bon cru…
Sid Mallock, un employé un peu étourdi de la TSD (Temporal Sightseeing Destinations) -une agence organisatrice de voyages spatiotemporels dans un futur plus ou moins éloigné (2050)- a l’esprit un peu « ailleurs » depuis qu’il est tombé amoureux d’Annie. Il n’a pas respecté le protocole de la firme en appuyant sur le mauvais bouton au mauvais moment. Résultat, une partie du laboratoire s’est volatilisé à travers une faille temporelle.
Or, Sid a vraiment besoin de ce job, pour pouvoir quitter l’appartement qu’il partage avec sa mère… Votre mission, si vous l’acceptez, sera de retrouver deux composantes essentielles à la machine, avant que le pot aux roses ne soit découvert par la hiérarchie, qui ne manquera pas de lourder Sid avec pertes et fracas. Gardez-vous de penser que vous l’expédierez les doigts dans le nez : car comme à son habitude, avec « The Kaaos Effect », Madpea n’a pas lésiné sur les effets de surprises et les pièges qu’il vous faudra déjouer!
Chaos temporel pour une amourette!
Prenez le bracelet et le HUD, sensés vous aider dans votre aventure, et laissez vous guider à travers une succession d’énigmes dans les méandres du temps, depuis l’âge de glace jusqu’à la Supernova qui détruira notre monde, en passant par la Chine antique, le temps du Far West, le chicago des années 30, un sous-marin nazi, une réplique de chambre d’adolescent des années 80, etc., le tout pas forcément dans cet ordre là, d’ailleurs. A chaque étape, vous devrez reconstituer ou utiliser un objet ayant servi à communiquer dans son époque… Culture générale sommaire fortement recommandée, mais pas indispensable!
Mais surtout : faîtes preuve d’intelligence et de réactivité, et ne négligez aucun détail, car la moindre information -aussi insignifiante soit-elle- pourrait bien vous aider à vous tirer de ce mic-mac, et même accéder aux primes et suppléments cachés du jeu! Bref, si le niveau de difficulté reste globalement assez basique (pour qui est familier de ce type de jeu), soyez tout de même le plus brillant possible!
Ce qu’on aime : l’originalité de cette aventure, qu’on peut quitter à tout moment, et reprendre là où on l’avait laissée; mais aussi la qualité des textures, effets spéciaux et mises en lumière des décors, ainsi que la bande son, toujours somptueux et très réalistes. Seul inconvénient notable : comme pour les précédents, ce jeu s’adresse à un public anglophone… Pour les autres, il ne vous restera plus qu’à réviser vos vieux cours du collège avant de vous lancer, ou de garder ouvert un outil de traduction en ligne! Mais dans ce cas là, rajoutez deux à trois fois plus de temps pour venir à bout de ce « Kaaos Effect »!
EHB.
Et pour ceux qui douteraient encore, voici la vidéo Teaser!
Par Etienne Boyer le 12 février 2009 - 3 Commentaires
Voici un article spécialement destiné aux petits nouveaux francophones (vulgairement appelés « noobs »), de plus en plus nombreux sur SL ces derniers temps. Parce que quand on arrive dans un monde virtuel, on est très vite perdu, on ne sait pas toujours quelle direction prendre. Donc, une fois que vous avez appris à maîtriser les fonctionnalités de base de votre avatar, il est grand temps de partir à l’aventure.
Sur Second Life, il y a des tas de choses à faire, et des tas de lieux à visiter (tous pas très recommandables, enfin, ça dépend de ce que vous êtes venus y chercher)! Votre seule limite, c’est l’imagination, car vous venez d’entrer dans l’univers des possibles.
Voici, tout au long de cet article, une sélection non exhaustive de lieux à visiter « absolument »! Attention, toutefois : le temps passe très vite sur SL. Le temps de le dire, et une SIM peut disparaître, puis être remplacée par une autre… Ne soyez donc pas surpris si vous constatez qu’un des liens ci-dessous ne mène nulle part!
Commençons par les lieux d’accueil, où vous pourrez rencontrer des gens aptes à vous guider dans vos premiers pas virtuels…
Coopération francophone, Gaia, 117/235/27
Pour commencer, Gaia : l’île de la coopération francophone, pour retrouver tous vos compatriotes, mais aussi des bons guides qui vous donneront les bases pour survivre à travers les méandres nébuleux de Second Life…
Zero Linden, Metaversel 240/183/21
Lorsque vous arrivez pour la première fois dans Second Life, vous ressemblez fatalement à un « noob », c’est à dire à un petit nouveau, auquel on a attribué une tenue et un corps par défaut. Ici, vous pourrez vous équiper gratuitement, et donner une « vraie » personnalité à votre avatar… Il y a beaucoup d’autres îles qui contiennent des freebies. Cherchez-les…
Accueil France 3D, Sentu Novio, 94/43/25
Envie de rencontrer plein d’autres français? Allez voir sur FRANCE 3D, vous n’aurez plus que l’embarras du choix pour choisir votre région de prédilection!
Accueil école SL, Ecole SL, 76/120/23
Si vous avez besoin d’apprendre à builder, scripter, texturer dans Second Life, ou bien à vous comporter correctement en société, ce groupe de résident est fait pour vous! Fredylajoie Merlin vous y accueillera comme il se doit!
YadNi’s Junkyard, Leda, 219/22/53
Le grand bazar de Yadni Monde, l’un des tout premiers avatars francophone, où vous trouverez un nombre impressionnant de textures, objets divers, et scripts gratuits…
Plein les mirettes!
Second Life, c’est aussi un endroit où vous pourrez découvrir des lieux magnifiques recelant leurs lots de surprises. N’hésitez pas à visiter chaque île où vous attérirez de fond en comble! Certaines sont relativement ressemblantes à celles qu’on connait dans la vraie vie, comme :
Remember Cove Pirates, Remember, 131/44/21
Devenez un apprenti-pirate, avec Rafale Kamachi, directrice du projet de réalisation cinématographique in world « Sail Away »! Grandiose!!!
Arcachon, 219/80/28
Arcachon, les huitres, le banc d’arguin, les cabanes tchanquées, la grande dune de Pyla, la réserve ornithologique du Teich, le phare du Cap Ferret… Tout y est ou presque! Cherchez Eve Kazan, pour une visite en charmante compagnie…
The Blarney Stone Irish Bar, Dublin, 81/103/25
Un pub irlandais à Dublin, comme si vous y étiez (ou presque), pour trinquer, danser et chanter comme un marin fou, qui croit avoir vu un korrigan dans la brume!
Wanderstill, Ode, 240/240/152
Un immense jardin fleuri, pour les amateurs de promenades champêtres en amoureux! Dans Second Life, vous pourrez marcher sans craindre d’écraser une pauvre marguerite!
D’autres sont de véritables poèmes, de hauts lieux de créativité, où l’imaginaire est constamment sollicité. C’est le genre d’endroit typique où l’on prend plaisir à rêver, à imaginer une autre vie, plus reposante que la sienne propre…
Chouchou, 146/159/21
Ne vous fiez pas à son nom idiot. Ces bancs de sables qui ne paient pas de mine, renferment un vrai petit paradis… Grimpez donc à l’échelle, et branchez le son, vous ne serez pas déçu par ce hâvre de paix, à explorer en mode « nuit »! Rien que pour « Chouchou », SL vaut la peine d’être expérimenté!
Enluminuria, Saucier, 157/212/30
Encore un lieu étrange et merveilleux. Si Casimir avait eu une vraie maison, ce serait certainement ici… Toujours pareil, à explorer de nuit, pour en apprécier les variations de lumière multicolores.
Coral Springs, Vegetal Planet, 228/190/23
La magie d’une île marécageuse, aux végétaux géants, tout en lumière. Pour passer un moment romantique à deux… C’est dans ce genre d’endroit qu’on se dit qu’il ne manque plus à Second Life que les parfums…
Immersiva 35/107/20
Encore un endroit conceptuel un peu barré, fait de métal rouillé et de mobiles bizarroïdes en équilibre précaire, constitués d’objets hétéroclites, qui font penser à de l’art reçyclé.
Second Nature 3, 150/105/21
Cet endroit-ci est des plus minimalistes. Son intérêt ne réside pas dans la beauté du lieu, mais dans son originalité. En effet, vous pourrez observer ici tout un écosystème “extraterrestre” qui vit entièrement de manière autonome. Un travail de programmation des plus admirables!
Pour les joueurs impénitents…
Mais Second Life permet aussi de jouer en réseau. De nombreuses îles sont consacrées à ce que l’on appelle le RolePlay, ou jeu de rôle. Et il y en a pour tous les goûts, et sur tous les thèmes en la matière… Univers steampunk, cyberpunk, préhistoriques, péplums, vampires, ou science fiction. Si vous êtes venus pour jouer, nul doute que vous y trouverez ce que vous recherchez…
Russan, Valley of the Jedi, 119/132/718
Il était impossible que la légende Star Wars ne s’implante pas dans Second Life. Elle l’a d’ailleurs fait de manière tentaculaire! Il existe aujourd’hui une trentaine de sims dédiées, avec leurs codes, leurs règles et coutumes strictes. Russan est le siège du nouvel ordre Jedi. Mais si vous vous sentez plutôt l’âme d’un Sith, vous pourrez toujours basculer du côté obscure de la force, en ralliant Korriban 122/199/2665.
Midian City, 178/108/43
Midian City : encore un lien vers une sim RolePlay, pour les amateurs de mondes persistants décadents et apocalyptiques… Une ville sordide, des coupe-gorges, des sociétés secrètes : bref, tous les ingrédients sont là pour générer un suspense insoutenable. Le propriétaire de la Sim ne permet pas les Landmarks. Copiez-collez le SLURL dans votre navigateur web, et foncez!
MadPea Productions, Orange Island 2, 81/103/25
Pour ceux qui aiment jouer en solitaire : des intrigues, des énigmes, des décors splendides (en anglais exclusivement, malheureusement…)!
Les Wastelands, Fort Stygian, 119/141/53
Un enchevêtrement de 13 îles cauchemardesques, avec une ambiance entre Mad Max, la planète des singes, et Blade Runner, le tout dans un décor de fin de monde, de désert de sables, et de dépotoir ultra réaliste.
Kingdom of Sand 183/96/41
Une magnifique sim RolePlay avec des histoires, costumes et décors orientaux. Parfois, ce sont des îles entières qui sont des oeuvres d’art à visiter, sur Second Life! Celle-ci en est une.
Une belle place pour les Arts…
Et puisqu’on parle d’oeuvres d’art, sachez que Second Life est le repaire de nombreux artistes de tous poils. Ecrivains, peintres, graphistes, sculpteurs, musiciens, vidéastes, le monde virtuel de Linden Lab permet à tous d’assouvir leur créativité, et surtout de la faire partager de manière transdimentionnelle et internationale. Voici quelques-uns de ces lieux d’exposition à découvrir :
Le Noomusée de YannMinh McDowwll, Aogashima, 65/20/40
Pour les amateurs d’arts cyberpunk et de science fiction, des kilomètres de galeries, de peintures, d’infographies et même de builds, et même un petit jeu pour tuer des Zombies, histoire de passer le temps!
Tournicoton Art Gallery, Metaversel, 240/183/21
Là aussi, cette île vous permettra de découvrir des tas de jolies choses, et surtout de rencontrer le gotha culturel francophone de Second Life, de Sacremeustache Beerbaum à Frao Ra, en passant par Joan Horsforth, ou Tilla Tobias. Cherchez votre guide : Mariaka Nishi!
Le collectif Aire, Ecologia Island, 128/131/64
Ici, on entre dans la demeure de l’art transdisciplinaire et interactif, plutôt engagé en faveur de l’écologie. Marc Moana vous fera découvrir son territoire, qui s’étend sur plusieurs plateformes au dessus du sol. Un régal pour les yeux!
La bibliothèque francophone, ebeoplex 43/220/21
Voilà un lieu hautement culturel qu’il vous faut absolument visiter! Vous y trouverez des expositions, mais aussi une bibliothèque en ligne. Vous assisterez à de nombreuses conférences, bref, vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer!
Le Parc des Arts, Merien, 239/214/23
Une SIM artistique et engagée, tenue par Yperfokal Allen, et Formentera Voom. Vous y découvrirez notamment une très belle exposition interactive et en trois dimensions sur le Sida, ainsi que le QG des « explorateurs francophones », un groupe de résidents découvreurs de mondes.
The Second Louvre, Tompson 160/78/100
Une immense galerie d’arts, sur plusieurs niveaux, dans le cadre du chateau du Louvre in SL…
…Et au commerce!
Enfin, sachez que Second Life est aussi un haut lieu de commerce, ou tout (ou presque) est négociable contre une poignée de Linden Dollars. Alors nous n’allons pas vous faire un listing de tout ce qu’il est possible d’acheter, parce que sinon, on n’en finirait pas… Mais sachez que certaines Sims vont plus loin que le virtuel, en utilisant la technologie 3D comme boutique en ligne, vendant des objets réels payables en euros. C’est le cas de RIL Shopping, 103/20/27, par exemple!
EHB.
Dans le désordre, merci à Rafale Kamachi, Sacremeustache Beerbaum, Claire Pascale, Viceversa Caproni, Mascottus Phlox et Serena Parisi de m’avoir entraîné dans ces jolis voyages!
Par Etienne Boyer le 27 janvier 2009 - 11 Commentaires
Sirin Peccable est l’owner du groupe Handicap Life (32/99/23) dans Second Life. L’objectif de ce projet pourrait permettre d’abolir le handicap, virtuellement s’entend… Explications :
Montparnasse Belgar : Qui es-tu, et qu’est ce que le projet Handicap Life?
Sirin Peccable: je suis un particulier, parent d’une enfant handicapée mentale. J’ai découvert l’informatique il y a à peu près trois ans. J’ai 43 ans, donc ce n’est pas ma génération! Voilà pourquoi ce retard… Et puis tout cela m’a plu. J’ai decouvert Second Life il y a un peu plus d’un an, et je me suis aperçu que SL offrait de multiples façons de communiquer. Ma fille ne sachant ni lire, ni écrire, je lui ai mis entre les mains son propre ordinateur, et elle a developpé toute seule une méthode pour retrouver ce qu’elle aimait voir sur le net. Après ça, je me suis dit que la fracture numérique n’existait que dans notre tête!
Partant de là, j’ai voulu faire découvrir aux personnes handicapées la possibilité d’utiliser Internet pour communiquer. A force de rencontres sur les blogs, puis twitter, et Second Life en parallèle, je me suis dit qu’il fallait démontrer que cet univers virtuel n’etait pas qu’un lieu imaginaire de vie, mais bien un outil d’échange, voire pédagogique.
MB : D’où l’idée de faire une SIM dédiée aux handicaps?
SP : Oui, voilà, avec la proposition de liens entre SL et les sites web, ou Blogs qui informent sur le handicap. Et puis des salles de conférence, des lieux de recrutement, afin de permettre aux personnes en mobilité réduite de pouvoir utiliser ces services, à l’image de ce que d’autres acteurs ont fait dans SL pour les personnes valides. J’ajoute à cela l’outil pédagogique qu’offre SL avec ses constructions en 3D et ses textures, tout à fait adaptées à l’enseignement des jeunes déficients mentaux. Sans compter que les éducateurs peuvent aussi utiliser cette plateforme en matière de sociabilisation. Le lieu, “Second Life” est aussi une façon pour eux de pouvoir communiquer avec des personnes valides, plus facilement que dans le monde réel.
MB : Qui dit projets de grande ampleur, dit forcément partenaires…
SP : Le premier interessé par ce projet a eté Emmen Tal, de Stonfield Inworld, qui m’a mis en relation avec le Crédit Agricole, qui héberge le bâtiment aujourd’hui. PersonaTrèsGrata a aussi été de suite interessé, et propose aujourd’hui l’exposition photo, ainsi que des témoignages de vie par projection vidéo. Une association belge “Handimobility.org” est enchantée de faire partie du projet. Enfin, je dirais que le quatrième serait pour moi RIL Shopping, car la vente en ligne est aussi un atout de qualité pour les personnes en situation de handicap. De plus, dans un avenir proche, j’ai en projet la possibilité de vendre des productions realisées par des C.A.T., par exemple.
MB : Que trouve t-on dans le bâtiment Handicap-Life?
SP : un pole d’offres d’emploi, puis viendra un e-commerce pour du materiel pour fauteuils, et j’aimerais aussi trouver des partenaires du secteur telephonie, et de la domotech. Il y a aussi des salles de projection, un hall d’expo, des jeux (un rubik’s cube géant), et un simulateur pour se mettre a la place d’un non-voyant. D’autres simulateurs de ce type viendront bientôt.
Donc aujourd’hui, Handicap-Life n’accueille pas encore du monde, mais il fallait ouvrir pour que les personnes visualisent le concept. On commence par des expos, des vidéos, ce que veulent les premiers partenaires, et l’inertie fera le reste, avec un peu de prospection. Car je me suis aperçu que les avatars de SL et autres sont sensibles aux causes sociales et participent volontiers. Dernierement je suis allé chercher des fauteuils. Et quand l’owner a vu que je faisais ce projet, il m’a tout simplement remboursé les achats pour la cause! Je pense que la communauté virtuelle est sensible a cela.
MB : Oui, donc tout espoir est permis! Mais sinon, Tu as des expériences de personnes handicapées de ton groupe qui utilisent SL?
SP : Oui il y a Philippe notre ami belge, il y avait aussi Tricycle, mais là, il est moins présent. Sans compter tous ceux que l’on ne sait pas. Et puis le projet interesse aussi des developpeurs pour l’accessibilité entre le materiel (autre que la souris et le clavier) et l’univers virtuel. Et le plus intéressant, c’est que cela permet des contacts européens et étrangers. Certains contacts naissant commencent à donner de jolies choses. Par exemple, “PersonaTrèsGrata” qui a fait la splendide exposition sur la déficience mentale dans le réel sur Paris, ou encore avec Hugobiwan Zolnir, qui cherche à faire la passerelle entre Paris Handicap-Life et Rennes, comme ce qui s’est fait lors des Transmusicales 2008.
Mais parallèlement, on sait que ce projet a beaucoup plu, puisque très rapidement le groupe sur facebook s’est développé, et est aujourd’hui composé de 176 membres.
MB : Et euh… Tu fais tout ça à titre bénévole? Je veux dire, ça a dû te prendre un temps monstrueux pour monter ce bâtiment, et toutes ces fonctionnalités!
SP : oui, c’est dans le cadre du bénévolat. Mais bon, quand il y a le plaisir, ça se fait! Je n’ai pas compté le temps passé, mais le projet a commencé debut décembre. J’avais un peu d’entraînement car j’ai implanté dans SL le premier Syndicat CFTC, avec un bâtiment qui permet une prise de renseignements sur les activités du syndicat. Là, c’était la CFTC qui payait le bâtiment et le terrain.
MB : La suite des évènements?
SP : Et bien maintenant, je vais me consacrer a trouver des exposants en lien avec le handicap, comme Agefiph, et d’autre services.
Propos reccueillis par EHB.