Par Etienne Boyer le 03 novembre 2009 - Donnez votre avis
C’est passé hier soir sur France3 Bretagne! A l’occasion du vernissage de l’exposition de Geoffrey Dorne dans la bibliothèque francophone dans Second Life sur Ebeoplex, une équipe de journalistes de la chaine publique s’est faite invitée in SL par Hugobiwan Zolnir. cette équipe a produit un reportage assez court, mais qui a le mérite de montrer Second Life et ses résidents sous un jour nouveau, plus sérieux que de coutume.
On y parle de MMORPG (massively multiplayer online role-playing game) bien sûr, mais aussi de lieu de rendez-vous pour les bibliothèques et les universités (comme Télécom Bretagne). On y apprend surtout que les entreprises -comme le Crédit Agricole- prennent les mondes virtuels très au sérieux et ont commencé à les investir. L’argument principal étant qu’une réunion in world réduit énormément les coûts en matière de transport (sans le fameux « bilan carbone »), et de frais de logement.
Par Etienne Boyer le 24 novembre 2008 - Donnez votre avis
Le linguiste et traducteur d’origine lithuano-polonaise Edouard Kloczko est aussi « tolkienologue », auteur de quatre ouvrages* en rapport avec l’auteur du célébrissime « Seigneur des anneaux ». Son petit dernier vient de sortir en librairie, et s’appelle « L’Encyclopédie des Elfes » (ed. Le Pré aux Clercs).
Être « Tolkienologue », qu’est-ce que ça signifie ? « Que je suis spécialiste de l’auteur JRR Tolkien. Je l’étudie, comme d’autres sont spécialistes de Balzac ou Victor Hugo ». « L’encyclopédie des Elfes » est un livre ethnographique illustré (par Sandrine Gestin, Thierry Cardinet, et Ted Nasmith), un peu comme ceux de la collection « la vie privée des hommes » chez Hachette, qui ont fait le bonheur de nos 12 ans, mais axé sur le monde imaginaire des Elfes de Tolkien. L’auteur, qui connaît bien ce petit monde depuis 1979, y aborde donc les aspects religieux, linguistiques et coutumes de ce peuple Elfique, sans aucun rapport avec les « fées » ou autres « elfes » du folklore.
Des Elfes pas si folkloriques
« Dans ce monde complexe qu’il a créé, Tolkien a fabriqué une race de toute pièce, et lui a donné un nom ancien : Elf (en anglais), Elfe en français. Et à cause de ce nom « Elfes », on pense souvent que les Elfes de Tolkien sont « gentils » ou « magiciens » ». Selon leur créateur, ces elfes sont en fait notre race sœur. Ils sont toujours là, mais sont devenus invisibles. C’est juste que leurs âmes ont fini par consumer leurs corps. Pourtant, certains peuvent les entrevoir parfois, de façon fugace… Enfin, c’est ce que l’imaginaire de Tolkien explique… « L’auteur de Bilbo le Hobbit a aussi imaginé une théologie, et le rapport entre l’âme et le corps. En fait, il a essayé de « reproduire » la complexité du monde réel ». Car il faut savoir que son roman (« Le Seigneur des Anneaux », connu du grand public) n’est que la partie émergée de l’iceberg, et que Tolkien a écrit de nombreuses choses beaucoup plus techniques, comme des dictionnaires, ou des grammaires de ces langues imaginaires… Mais pour bien apprécier « l’Encyclopédie des Elfes » à se juste valeur, Edouard conseille tout de même à ses lecteurs d’avoir au moins lu le best seller en question !
Présentation sur SL
Edouard Kloczko connaît bien Second Life, qu’il fréquente depuis plus d’un an. Lorsqu’il y a créé son compte, il a eu la chance de pouvoir tomber sur un nom assez similaire au sien : son avatar s’appelle donc Edward Klossovsky ! Et d’assumer : « Je ne fais pas de séparation entre ma vie réelle et ma vie virtuelle », car effectivement, il est important de savoir garder les pieds sur terre…
Naturellement, outre le circuit habituel de promotion du livre, Edouard sera aussi l’invité de la Bibliothèque francophone dans Second Life, avec laquelle il a l’intention d’organiser une rencontre avec le public, au cours de laquelle il présentera son « Encyclopédie des Elfes ». « La date reste à définir, mais j’y distribuerai un petit document pdf avec des extraits du livre ». Edouard sera aussi très probablement présent sur l’île Takahara, qui abrite le musée de son ami YannMinh McDowwll. « Pour le moment, il n’y a rien en rapport avec mon livre sur sa Sim, mais cela se fera d’ici quelques semaines ». Ça risque fort de grouiller d’avatars elfiques, le jour J !
L’adaptation de Jackson peu appréciée
La question subsidiaire qui brûle les lèvres : qu’est-ce qu’un spécialiste de John Ronald Reuel Tolkien a bien pu penser de la récente adaptation cinématographique de Peter Jackson ? La réponse ne se fait pas attendre, et est plutôt sans appel : « Je n’ai pas du tout aimé. C’est à mon avis une bien piètre adaptation, sans souffle. Un peu comme un gros gâteau bien lourd, et bien long. C’est aussi très inégal : il y a de bons moments, que côtoient des passages très médiocres. Mais le pire, c’est la musique !
Dans le genre monde fantastique, imaginaire mais très réaliste aussi, je préfère largement l’univers développé par Hayao Miyazaki. Le voyage Chihiro, par exemple, est un pur chef d’œuvre ! Les trois films de Peter Jackson n’ont aucune grâce, ce sont des adaptations pesantes à l’humour gras. Le premier épisode ça passe encore, mais le second est vraiment ennuyeux. Et le 3ième fait trop de changements (dans le fond et la forme) par rapport à l’œuvre originale ! Mais bon, ce n’est pas à proprement parler un échec, dans le sens ou le public l’a plébiscité. Je parlerai plutôt d’échec esthétique et artistique. »
EHB.
* dont un dictionnaire des langues elfiques (paru en 1995), un dictionnaire des langues des Hobbits, et des Nains, des Orques (2002), ainsi qu’un recueil d’articles sur Tolkien intitulé « Tolkien en France » (1998).
Par Etienne Boyer le 15 octobre 2008 - Donnez votre avis
Mardi 14 octobre dans l’après-midi, avait lieu une très intéressante conférence « In Real Life » (IRL) à Paris, et retransmise en direct sur la SIM Paris IledeFrance 167/99/22, avec Bill Barrymore (alias Loïc Hay, chargé de mission à l’agence regionale TIC île de France) sur l’usage des mondes virtuels par les territoires publics. Cette rencontre a permis de montrer des exemples concrets d’utilisation de Second Life dans les domaines de l’administration publique et locale (avec notamment les mairies de Issy-les-Moulineaux 128/128/23 et Lannemezan 215/41/44), d’urbanisme et de planification urbaine, de promotion touristique (Irlande 78/72/25, Midi-Pyrénées…), de développement économique (CCI de Strasbourg 1/115/27, quartier du Marais 128/93/23 etc.), de culture et de patrimoine (avec l’intervention très pertinente d’Hugobiwan Zolnir, de la bibliothèque francophone, au sujet de la Library Alliance), ou encore d’éducation et de formation (Télécom Bretagne 128/128/38, ambassade de suède…).
Une carte des lieux virtuels
Le projet de carte « SL Territoires » a par ailleurs été abordé. Il s’agit d’un système analogue à celui de Google Earth (mais visible au travers du service Google Maps), et dont le but est de localiser sur une carte du monde des lieux réels représentés dans Second Life. Plusieurs dizaines de repères sont déjà en place. Ils permettent par exemples d’aller découvrir les grottes de Lascaux 114/40/59, de se rendre à la fête de la bière à Munich 16/126/41, d’aller faire une promenade en gondole à Venise 94/75/22, ou peut-être d’aller visiter le Mont Saint Michel 129/131/22, (bientôt ici 128/128/0).
Bref, une conférence qui, si elle avait un net rôle de vulgarisation du sujet, était néanmoins fort instructive pour comprendre de manière très simple les différents usages des mondes virtuels, ainsi que leur utilité concrète et les interactions avec ce que nous persistons à appeler restrictivement « le monde réel »…
Par Etienne Boyer le 06 octobre 2008 - Donnez votre avis
Le mercredi 8 octobre prochain, de 19h00 à 21h00, à la fois au théâtre Paris-Villette dans la vraie vie, ainsi que sur le mandala virtuel de lecture collective, flottant au dessus de la bibliothèque francophone (Ebeoplex, 41/215/779) dans Second Life, aura lieu une soirée autour du « baiser de la matrice ».
Le concept, de la réalisatrice Véronique Aubouy, consiste rassembler des enregistrements vidéos de lectures d’extraits de l’œuvre de Marcel Proust, « à la recherche du temps perdu ». D’habitude, cet exercice de style est plutôt réservé à de vraies personnes qui se filment (le plus souvent) elles mêmes, au moyen de leur webcam, dans la vraie vie. Cette fois-ci, avec le concours de la bibliothèque francophone, ce seront une trentaine d’avatars qui seront filmés en train de lire leur page en mode « voice », et retransmis en direct de Second-Life au théâtre Paris-Villette, dans la vraie vie, donc !
Hugobiwan Zolnir, Coulaut Menges et Betty Renoir y seront présents en chair et en os. Ils présenteront tout d’abord les travaux de la bibliothèque francophone au public. Ce sera aussi l’occasion de donner la parole à ce dernier, pour tout type d’expression artistique.
La seconde heure sera entièrement consacrée à l’enregistrement vidéo, qui sera projeté en simultané sur écran géant. Les organisateurs vous invitent à venir nombreux, et à Paris, et sur SL, d’autant que la soirée est libre !
Par Etienne Boyer le 10 septembre 2008 - 1 Commentaire
Dans la vraie vie, il se nomme Hugues Aubin, il est chargé de mission TIC à la ville de Rennes. Mais sur Second Life, son alter ego s’appelle Hugobiwan Zolnir, et il est le fondateur de la bibliothèque francophone (née en février 2007), hébergée par Emmen Tal sur l’île « Ebeoplex », elle-même sise dans l’archipel « Territoire Digital ». Il nous explique, au travers de cette interview, comment, et pourquoi est né ce grand projet :
Montparnasse Belgar : Qu’est-ce qui vous a attiré sur Second-Life ?
Hugobiwan Zolnir : Je travaille en lien avec Internet depuis 1994. Et de manière autodidacte je m’intéresse depuis ce moment là aux services émergents. Lorsque la vague médiatique a parlé de Second Life, je me suis créé un compte pour y aller voir. L’attraction de ce monde a été pour moi le principe que tout y est créé par les internautes. Et l’idée que l’on puisse parcourir ce monde en immersion me fascinait (et me fascine toujours). J’étais particulièrement avide de voir ce que SL permettrait en terme de communication avec l’extérieur. En outre, il me paraissait évident que comme sur le web 2D, je trouverai des passionnés de livres ; et j’ai donc, au troisième jour, demandé où se trouvait la bibliothèque…
MB : Et il n’y en avait pas ?
HZ : C’est ce que m’a appris celui qui aujourd’hui, est devenu notre mécène : Emmen Tal ; que j’ai rencontré par hasard dans une galerie dans laquelle j’avais placé un blogmic (micro envoyant des textes à la volée sur les blogs). Il m’a alloué un premier terrain sur lequel nous nous sommes implantés. Mais au départ l’idée était pharaonesque, puisque je voulais faire une bibliothèque avec toutes les références ISBN, des étages, la nomenclature idoine, etc.
MB : Ce n’est pas le but premier de la bibliothèque francophone…
HZ : je suis allé visiter la zone internationale de la library 2.0 (le top !), et j’ai blogué mes illusions. Mais vite, j’ai appris sur notre petit pré vide que le potentiel était beaucoup plus dans la relation entre personnes passionnées par le livre, que dans le catalogue !
On a donc construit un premier bâtiment, puis on a lancé les « poèmes masqués », codé wikipedia, installé des téléports vers des lieux culturels, et contacté au culot des artistes de niveau mondial afin d’exposer leurs prototypes de lecture. Le premier de ce niveau fut « esselle text expresso » de Frans Charming, second prix mondial du concours « livre » dans SL en 2006.
MB : Comment la bibliothèque s’est elle développée ?
HZ : Une première réunion se fit sur un livre volant au dessus d’un pré, et nous étions 12. A l’époque nous faisions beaucoup d’orientation vers l’accueil francophone Gaia.
Mais nous avions déjà rencontré des amis étrangers. Ce qui fait que nous avons organisé une rencontre entre français et italiens et allemands : tous des bibliothèques non officielles a but non lucratif. Puis la première conférence a eu lieu, avec l’auteur du livre « Gutenberg 2.0″, Lorenzo Soccavo. Le succès de cette conférence nous a amené à être contacté par des artistes réels entrant dans second life, et aujourd’hui de renom, comme Mariaka Nishi, ou Yannminh McDowwll La coopération francophone nous a également épaulé en relayant nos panneaux et affiches. Cela nous a encouragés à développer le groupe, et à structurer la forme en thématisant les espaces.
MB : Comment avez-vous financé ce projet ?
HZ : Nous comptions chaque Linden dollar. Seule une tirelire amenait l’argent pour payer les uploads. Chaque linden servait a uploader une texture pour les poèmes, livres et affiches. Je ne me souviens pas avoir acheté quoi que ce soit avant septembre 2007 !
MB : Vous évoquiez les Poèmes masqués, de quoi s’agit-il ?
HZ : l’opération poèmes masqués a consisté à être des sortes de « prêtres ». Les avatars n’ont pas l’anonymat, puisqu’ils ont une réputation. Donc, ils ont autant de retenue que dans la vraie vie pour s’exprimer. L’idée de « poèmes masqués » c’est que tout avatar peut nous déposer un poème sous anonymat (ou pseudo bidon). Nous le mettons en page et l’exposons en garantissant l’anonymat. Nous en avons eu suffisamment pour relier un livre 3D (nous avons codé notre propre modèle). Ensuite nous avons lancé une souscription en dollars virtuels pour un premier recueil de nouvelles (de Robert Tach), relié dans le script de livre 3D de Coulaut Menges.
MB : Entre la première Bibliothèque Francophone et l’actuelle, il y a un monde… Que s’est-il passé ?
HZ : nous avons sur cette première biblio installé des prototypes, organisé des soirées. Mais très vite nous avons exposé des artistes, et aussi mis des modules pour des collectifs. Ce qui a fait que nous avons toujours (et c’est encore le cas) été en rupture de capacité technique en terme de prims (volumes constructibles). L’arrivée de Coulaut Menges comme bénévole a changé la donne, car Coulaut a du temps. Et le temps est ce qui est le plus précieux avec la capacité relationnelle et d’apprentissage, qu’il possède aussi. Son arrivée a permis d’avoir une quasi-permanence en journée entre juin et décembre 2007. Puis le concours organisé par le crédit agricole nous a doté d’un « trésor de guerre » qui nous a été très utile.
A ce moment là, nous étions en lien avec de gros collectifs de builders comme Cre@ction, ainsi que pas mal de professionnels. Donc il était clair qu’il nous fallait de la place, beaucoup plus de place ! En conséquence, nous avons sollicité notre mécène, la library alliance (fédération de plus de documentalistes et bibliothécaires réels dans SL), et d’autres amis…
MB : Mais aujourd’hui, vous vous retrouvez encore à l’étroit ?
HZ : Oui : par exemple, pour la performance live que nous faisons avec le théâtre Paris Villette le 8 octobre, il nous faut escamoter notre amphithéâtre volant. Pour le « Reality festival » à Paris, nous devons enlever une partie de l’espace presse, etc.
A ce jour nous avons organisé de nombreuses conférences dont certaines rl/sl, avec des professeurs, écrivains, réalisateurs, architectes IRL, designers, etc. Et nous avons encore beaucoup de dates en attente.
Mais autour de nous la vivacité de la communauté dans le domaine culturelle est intense : les avatars créent des associations « réelles », les festivals commencent à s’intéresser au phénomène et à y mettre de l’argent. La barre est donc haute. Notre chance, c’est d’être partis tôt, et donc de connaître infiniment plus de personnes compétentes que notre équipe !
MB : concrètement, que faudrait-il pour que la Bibliothèque Francophone soit idéale?
HZ : La BF idéale a un symbole graphique dans tous les environnements sociaux multi utilisateurs, en cliquant ce symbole une information multilingue guide les étrangers vers des ressources linguistiques (podcasts). Elle organise des événements partagés en « real life » avec de nombreux partenaires cinémas, théâtres et amphis d’enseignement. Elle peut se permettre des folies créatrices de ceux qui peuvent s’y exprimer sans droit d’entrée. Elle combine performance artistique et accès à des ressources textuelles et multimédia francophones. Elle repose sur un principe de promotion de la création francophone sans logique pécunière, et dispose d’une équipe à plein temps capable de rayonner via Internet, sur place dans les événements. Elle rassemble ses membres une fois par an dans un pique nique géant…
Nous avons interfacé dans un prototype 20 000 titres libres de droits en texte intégral, issus du projet mondial gutenberg.org, également réalisé un prototype d’envoi de téléchargement sur mobile depuis Second Life.
Nous avons de nombreux projets que l’on nous propose, souvent des acteurs importants et « réels », mais nos moyens sont nos nuits blanches !
MB : Justement, j’allais venir à ça : ça doit prendre un temps infini de programmer tout ça, non, de gérer, d’installer les expos, de faire les liens avec le projet Gutenberg… Ça prend quelle part de votre vraie vie ?
HZ : Environ 15 heures par semaine, maintenant ! Depuis quelques mois nous avons quadruplé l’équipe. Elle compte désormais Ange Zanetti, le scripteur, Mallory Destiny, qui sait tout faire, et Coulaut, qui est un ancien et participe à des ateliers d’écriture. Il sait scripter, builder… De plus, nous avons des membres du groupe qui se déplacement physiquement pour rencontrer les conférenciers qui ne sont jamais allé dans SL. Nous avons mis en place un système simple : avatar conférencier, flyer, préparation du diaporama, diffusion du communiqué, rendez-vous IRL avec la personne, photos, compte rendu, blog, etc.
La conférence de Véronique Aubouy a par exemple été intégralement enregistrée en son pour rediffusion sur notre blog également. Nous pouvons mobiliser des bénévoles jusqu’à deux semaines sur site !
MB : Pour finir, et à l’adresse de tous les réfractaires aux univers virtuels, la BF existe aussi au format blog…
HZ : Oui, et il est d’ailleurs né une semaine avant la bibliothèque. Son adresse Internet est http://sldirect.Blogspot.com. Tout y est, y compris l’expression de l’idée avant la construction du premier prim. Mais j’espère qu’une bonne fée comprendra l’importance de disposer d’un point de contact francophone en mondes virtuels, et nous octroiera des moyens pour développer ses nombreux axes. Nous devons parfois prendre un jour de congé pour faire une performance sur Paris ou Lyon, en lien avec une bibliothèque ou un théâtre réel, mais quelle aventure !, Quelles rencontres ! Les artistes que nous connaissons sont exceptionnels, et nous espérons pouvoir leur offrir des fenêtres vers le public réel…